Julian Klaczko

Julian Klaczko

Résumé

Portrait de Julian Klaczko Julian Klaczko Une Crise à Vienne

M. de Beust aurait pu épouser les haines des ultras de Vienne et se créer par là une popularité facile parmi les « frères allemands » de l’Elbe, du Rhin et de l’Oder ; car, quoi de plus populaire, hélas ! dans la noble Germanie que la guerre faite aux Slaves au nom de la a mission providentielle » et de la civilisation supérieure du Teuton ? Il aurait pu, à l’instar de M. de Schmerling, leurrer la « grande patrie » avec la perspective d’un « empire de 70 millions d’hommes » et devenir l’idole de la démocratie souabe.
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C’est qu’il est impossible d’escamoter longtemps la volonté des nations au moyen d’un pays légal savamment combiné et d’une représentation parlementaire artificielle : personne n’ignore que les Slaves forment l’immense majorité de l’empire des Habsbourg. Il est absurde, dans un siècle d’imprimerie, de journaux et d’instruction primaire, de vouloir détruire le caractère et le sentiment national d’individualités historiques aussi vivaces que la Bohême, la Galicie ou le Tyrol.
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La décentralisation, à laquelle aspirent de nos jours les états même les plus homogènes, est, à plus forte raison, la condition normale et légitime des peuples si divers de race et de langue que protège le sceptre de l’empereur François-Joseph, car, pour employer un mot célèbre de Mme de Staël au sujet de la liberté et du despotisme, en Autriche, c’est l’autonomie qui est ancienne, et c’est la centralisation qui est moderne.
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