Résumé

L'appel au peuple : lettre (et 2e lettre… (1873)

Répéter à satiété et sur tous les tons qu'on ne veut pas de la République est absolument insuffisant pour obtenir et garder le pouvoir, car on ne gouverne qu'avec une affirmation, et non avec des négations, si multipliées qu'elles puissent-être. La dissolution est une affirmation, l'appel au peuple en est une autre, le combat peut s'engager dans ces conditions, et vous avez toutes chances d'en sortir vainqueur; mais se contenter de nier la dissolution, c'est affronter la lutte sans avoir une arme pour se défendre.
Source : Gallica

L'appel au peuple : lettre (et 2e lettre… (1873)

Ainsi, Monsieur, faites de la politique jusqu'à ce que vous soyez arrivé à une solution, et ne faites plus d'affaires; l'organisation du pays est impossible avec le provisoire, qui ne sert, en réalité, que la dissolution lente de notre société : on vous demande de légitimer une république imposée par la révolution, répondez en affirmant la monarchie voulue par la nation ; on vous menace de la guerre civile, indiquez au plus vite le seul moyen de l'éviter ; on se fait une arme de guerre de la dissolution, organisez l'appel au peuple
Source : Gallica

L'appel au peuple : lettre (et 2e lettre… (1873)

Ne craignez rien ; le suffrage universel, dans ses manifestations générales, n'a jamais donné que des solutions conservatrices ; la répulsion que vos adversaires montrent pour lui vous est un sur garant qu'il ne serait pas favorable à leurs desseins, et si tous les partis étaient convaincus que cette solennelle consultation populaire serait favorable à un régime politique déterminé, ce ne serait certes pas une raison pour la dédaigner.
Source : Gallica

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