Résumé

Fernand de Prayols Silhouettes saintongeaises. Nos hommes politiques… (1885)

Avec M. Thiers, avec M. Casimir Périer, avec M. de Rémusat, avec M. de Montalivet, ancien ministre de Louis-Philippe, comme son père, M. Duchâtel avait compris, dès 1871, que la monarchie était désormais synonyme d'instabilité; que fonder un gouvernement républicain, c'était
faire l'économie d'une révolution et que le meilleur moyen de conserver à la France son prestige et son rang, c'était de l'empêcher de retomber sous le joug d'un maître, c'était enfin de lui donner le gouvernement de la nation par la nation, c'est-àdire la République.
Source : Gallica

Fernand de Prayols Silhouettes saintongeaises. Nos hommes politiques… (1885)

Messieurs, on disait il y a cinquante ans que la France était centre-gauche; je crois qu'elle n'a pas changé et j'en dirai la raison: pays ami de l'ordre et de la liberté, ennemi des extrêmes, la France revient toujours à ceux qui lui parlent de modération. Elle aime surtout ceux qui ne la dédaignent pas, ceux qui n'ont pas la prétention de la régenter en la traitant comme une mineure éternelle. Elle donne sa confiance à ceux qui ont confiance en elle.
Source : Gallica

Fernand de Prayols Silhouettes saintongeaises. Nos hommes politiques… (1885)

Le parti bonapartiste, encore tout-puissant à cette époque dans l'arrondissement de Jonzac, mit tout en œuvre pour faire échec à la candidature républicaine de M. Duchâtel. Il exploita contre elle tous les préjugés encore vivaces dans cette contrée, préjugés qui consistent surtout à confondre, dans un même anathème et sous une même épithète, l'homme de bien qui ne cherche qu'à assurer la grandeur et la liberté de son pays, avec ceux qui, par leurs théories subversives, le précipiteraient vers la ruine.
Source : Gallica

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