Résumé

Le Cri du coeur ; par Théophore Budaille…

LE CRI DU COEUR
pas de front; elle n'y viendra même pas du tout, car votre prestige l'épouvante et la fait fuir ; mais nos gouvernementaux, mais l'exécutif s'agiteront, et, de concert avec la légion des timides et des peureux, lui tendront les bras, l'appelleront de tous leurs voeux ; et si vous cessiez de veiller, d'être forts et vigilants, ces insensés l'infligeraient à notre pays qui n'en veut pas.
Vous êtes les gardiens de la paix publique, et votre attitude énergique et résolue peut seule nous préserver de la guerre civile.
Source : Gallica

Le Cri du coeur ; par Théophore Budaille…

Quant à vous, citoyens de la garde nationale, vous êtes fidèles aux maximes de vos pères; vous comprenez votre rôle, vous protégez les peureux, ceux à qui la tète tourne et qui ont le vertige, et ils sont nombreux ; mais aussi vous marchez, vous avancez, vous êtes la négation armée de la stabilité et du repos, vous qui travaillez et portez les armes, vous qui êtes véritablement citoyens parce que vous êtes armés.
Source : Gallica

Le Cri du coeur ; par Théophore Budaille…

Si vous ne voulez ou ne pouvez la comprendre et vous fier à elle, c'est que vous n'êtes pas des républicains; alors ôtez-vous, car elle passera quand même; retirez-vous dans vos caves ou dans vos terres, mais n'essayez pas l'arrêter. Vos efforts ne produiront pas la guerre civile ; aujourd'hui que j'ai vu Paris, que je vois votre faiblesse et sa force, je ne redoute plus rien que le complément de votre honte, si, après vos politesses aux Prussiens, vous osiez ordonner des combats de rues, ou faire des tentatives liberticides.
Source : Gallica

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