Les faits (1888)

Résumé

Les faits (1888)

Il semble que de la Chambre à la Méditerranée coule un vaste égout où les hommes du pouvoir se baignent avec volupté. A Marseille, c'est un conseiller général qui se fait adjuger un pot-devin de 300,000 fr. sur les indemnités que nous, contribuables, payons aux négociants de Madagascar. A Paris, voici un neveu du Président de la République dont l'Intransigeant nous parle en ces termes :
M. Fourneret, âme damnée du sieur Wilson, a été pendant longtemps l'une des fortes têtes de l'agence de l'Elysée.
Source : Gallica

Les faits (1888)

Le papetier, mandé comme témoin, confirma la découverte, Ce fut un coup de théâtre; il fallut suspendre le procès. Une enquête ouverte aussitôt donna la preuve que le dossier de l'instruction avait été porté au palais de l'Elysée; c'était là que la soustraction des lettres avait eu lieu. Les réclamations de la Limouzin avaient obligé M. Wilson de rétablir les deux pièces, ce qu'il fit en ôtant de la nouvelle rédaction ce qui pouvait le compromettre. Hélas, on ne pouvait songer à tout; M. Wilson n'avait pas pris garde au papier.
Source : Gallica

Les faits (1888)

Ils vont bien ceux qui nous gouvernent!
Faut-il, en peu de mots, rappeler quelquesuns des scandales relevés par la presse depuis dix ans ?
Au sommet de la hiérarchie administrative, on a vu des préfets comme cet André qui tyrannisait et exploitait la Corse, de telle façon que le Parlement a dû s'occuper dé ses actes pour les flétrir; comme ce préfet du Midi accusé par le Conseil général de faire payer son vieux linge par les contribuables; comme ce sous-préfet de l'Ouest commettant des détournements de fonds au détriment de ses employés
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature