Résumé

Les idées de M. Vincent. Histoire d'il y a deux siècles… (1879)

Elisabeth Norais mourut au moment même où M. Vincent obtenait pour le beau-fils de la dame une promesse de prison perpétuelle. Elle expirait subitement, elle aussi au milieu d'atroces souffrances râlant et maudissant Dieu. Il parut que seul M. Vincent ne se troubla point en cette occurrence, offrant au vieux conseiller un refuge dans la sainte maison et lui promettant aide et protection contre son fils. Il ne se passa guère
d'instants que le vieillard ne fût pressé de la plus pieuse manière pour obtenir de lui qu'il vînt finir loin du monde une longue vie de malheurs et de vertus.
Source : Gallica

Les idées de M. Vincent. Histoire d'il y a deux siècles… (1879)

Veuf depuis un an d'une très-jeune femme, de plus riche à quinze mille francs de rentes, ce qui était une grosse somme alors, et père d'un gros garçon de dix ans, son unique héritier, Jacques Norais, revenu des illusions, tout occupé des soins de sa charge semblait à jamais condamné à la tranquille existence des bourgeois candides, aux aspirations modestes du magistrat sévère, et aux soins à donner à l'éducation du jeune Etienne, son futur successeur.
Source : Gallica

Les idées de M. Vincent. Histoire d'il y a deux siècles… (1879)

Il fut donc résolu que l'on inviterait doucement M. le conseiller à vendre ses charges et à en réaliser le montant pour le mettre en lieu sûr, loin des entreprises des gens de justice et du précoce criminel. On employa à cet effet les gens les plus honorables, sans leur avouer tout, pour ne point les peiner outre mesure ; le conseiller frappé d'apoplexie et à demi-paralysé depuis peu, fit tout ce que l'on voulut, vendit, aliéna et laissa Mme Norais maîtresse absolue des sommes ainsi rentrées.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature