Louis Auguste Camus Richemont

Résumé

Louis Auguste Camus Richemont Pétition adressée à la Chambre des Pairs… (1840)

Sans discuter ici les causes patentes ou occultes qui peuvent menacer la France d'une guerre plus ou moins éloignée, qu'il me suffise d'observer que s'il y avait lieu de redouter une complication politique quelconque qui dût amener une rupture prochaine, il ne serait plus temps de fortifier la capitale. C'est pendant les loisirs de la paix, c'est avec les ressources qu'elle procure , qu'il faut prémunir l'État contre les périls de l'avenir. Lorsque l'orage gronde et menace, ce n'est plus le temps des précautions et des projets, c'est l'heure des regrets et du repentir.
Source : Gallica

Louis Auguste Camus Richemont Pétition adressée à la Chambre des Pairs… (1840)

Garantir la sécurité de la France, n'est-ce pas aussi garantir celle du trône qu'elle a élevé?
L'étranger ne saurait être alarmé d'une disposition qui n'a pour but que notre propre défense et qui ne peut se transformer en moyen offensif, avec toute l'énergie que nous lui avons attribuée, qu'autant que la France serait attaquée ou menacée; parce que la loi constitutionnelle du pays ne permet le recours à la toute-puissance nationale armée que pour la défense et non pour l'agression.
Source : Gallica

Louis Auguste Camus Richemont Pétition adressée à la Chambre des Pairs… (1840)

C'est une place permanente , forte par elle - même, dont la garnison n'a besoin d'aucune protection étrangère , et dont la seule population suffit à tous les devoirs d'une résistance décisive , en même temps qu'elle fournit les éléments d'une puissante armée disponible qui transforme la défensive en offensive redoutable. Une telle place peut-elle être insultée ? Peut-elle être seulement menacée, lorsque les armées mobiles tiennent la campagne et manoeuvrent autour de l'ennemi, sous la protection de nos forteresses extérieures?
Source : Gallica

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