Résumé

Mme de *** Revue des Deux Mondes

Eugénie hocha la tête.
— Après dîner, nous allâmes dans ce délicieux boudoir ; une seule lampe d’albâtre l’éclairait. C’était le temple des douces pensées... Et madame de Merci qui se mit à sa harpe et chanta !... Sa voix est presqu’aussi touchante que la tienne, Eugénie. Tel doit être le bonheur du ciel que de rêver au milieu d’une musique harmonieuse... Comme toujours, tu occupais mon imagination, mes songes étaient de toi, ma bien-aimée. Mais tout d’un coup madame de Merci se lève dans le plus grand trouble...
— Chantait-elle toujours ? demanda madame de Barènes.
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Mme de *** Revue des Deux Mondes

L’amour dessèche l’âme par son ardeur dévorante. — Quel bruit horrible ! un charivari, s’écria Eugénie après un silence, et distinguant dans le lointain des sons discordans ; puis comme si elle eût été effrayée, elle quitta son fauteuil, et vint, agitée, tremblante, se placer près de sa cousine.
— Que tu es enfant ! dit en riant la marquise. Te croirait-on mariée depuis un an à un colonel de hussards ? Si j’étais M. de Barènes, je ferais bientôt cesser ces craintes puériles.
— Je déteste le bruit, reprit madame de Barènes, un peu confuse de ce reproche mérité.
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Mme de *** Revue des Deux Mondes

Madame de Vercourt ne crut pas devoir faire observer que la chose était assez simple. À dix-sept ans connaît-on même l’amour ? Elle ne pensait qu’à préserver sa jeune amie de peines que sans doute elle avait connues.
— Puisse-t-il en être toujours ainsi, ma chère, reprit-elle ; d’ailleurs, en mettant de côté la confiance que mérite ton mari, tu as ta jeunesse, tes charmes, qui sont pour toi de fort grandes garanties. Bien peu de femmes pourraient rivaliser avec toi, et madame de Merci, plus qu’une autre, aurait tout à craindre.
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