Résumé

Monlor Projet d'adresse à la Société philanthropique des marchands tailleurs de Paris par celle de Lyon… (1850)

Comment l'ouvrier aura-t-il la liberté de s'établir, alors qu'il lui faudra des capitaux énormes pour ouvrir un de ces immenses bazars qui de nos jours se font les accapareurs de toutes les industries?
Où est la liberté quand deux ou trois mille ouvriers et commis seront sous la dépendance d'un chef? Quel est le but que pourront atteindre leurs courageux efforts pour sortir del'humble condition où ils auront commencé leur carrière? Le découragement et l'abrutissement de l'intelligence de l'ouvrier, voilà ce que plus tard aura produit la centralisation du commerce...
Source : Gallica

Monlor Projet d'adresse à la Société philanthropique des marchands tailleurs de Paris par celle de Lyon… (1850)

Comme nous vous connaissez le fléau de notre industrie et vous en ressentez les funestes effets. C'est chez vous que sont éclos ces spéculateurs sans âme, qui ne voient au monde que l'argent, qui n'ont d'autre religion que celle de l'or, qui pour arriver à leurs fins ont fait abnégation de tout sentiment d'humanité ; qui font prendre au commerce le nom de trafic , et aux ouvriers le nom de machine, pour ne pas avoir à s'occuper de leurs besoins; qui nous poussent à la centralisation du commerce, à la centralisation qui est la négation absolue de la devise qui décore nos édifices publics.
Source : Gallica

Monlor Projet d'adresse à la Société philanthropique des marchands tailleurs de Paris par celle de Lyon… (1850)

Chacun sait, du reste, et le client peut être convaincu à cet égard, que le tailleur peut établir les vêtements, quels qu'ils soient, à cinq ou dix francs au-dessus des prix affichés aux porles des confectionneurs; ces cinq ou dix francs sont consacrés à l'augmentation de la main d'oeuvre, et il n'est pas un client qui, convaincu par la publicité que nous pourrons faire, ne s'empressât de revenir chez nous. Alors seulement nous serons débarrassés de ces gens qui gâtent tout ce qu'ils touchent, et vivent dans l'opulence en affamant le pauvre ouvrier, jouet de leur indigne trafic.
Source : Gallica

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