Ménessier-Nodier

Résumé

Ménessier-Nodier Le Livre rose

« — Prêtez l’oreille, Henriette, reprit lord Glennaker en quittant le ton goguenard qu’il avait conservé jusque-là, prêtez l’oreille, il s’agit de ma sœur, de votre mère, mon enfant.
« — Oh ! j’écoute, j’écoute, » dit sa nièce en se rapprochant encore du fauteuil dans lequel il était à demi-couché.
Le vieillard essuya une larme, sourit, et se pencha vers le front d’Henriette, qu’il baisa.
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Ménessier-Nodier Le Livre rose

Or donc, ma chère, votre mère n’avait plus qu’une semaine à s’appeler miss Glennaker, comme vous n’avez plus qu’un jour à vous nommer miss Weyland, lorsqu’on annonça à Londres un fort beau bal chez un haut personnage. J’ai tout-à-fait oublié son nom, au surplus je pense que cela doit vous être parfaitement égal. C’était en été, et nous passions les six mois qu’on est convenu d’appeler la belle saison en Angleterre, dans ce château, qui était alors moins vieux et moins délabré qu’aujourd’hui, et dont ma mère et ma sœur faisait les honneurs avec la grâce dont vous avez hérité.
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Ménessier-Nodier Le Livre rose

En Angleterre, généralement, quand les femmes ne sont pas horriblement laides, elles sont charmantes ; elles ont une peau blanche et rose, et satinée, des cheveux blonds, doux comme de la soie, et qui brillent comme de l’or, quand, par hasard, le rare soleil de leur pays laisse tomber un de ses rayons sur eux.
Miss Henriette Weyland, au contraire, née de parens anglais, mais née dans l’Inde, en avait rapporté un teint qui n’était pas absolument blanc, et des cheveux qui étaient absolument noirs.
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