Nicolas Malebranche,
Tome III - De la recherche de la vérité
(1678)
“ Ainsi, c’est par le même mouvement d’amour que Dieu leur imprime pour le bien, qu’ils haïssent Dieu. Or ils jugent que Dieu n’est pas bon, parce qu’ils ne font pas l’usage qu’ils devraient faire de leur liberté. N’étant point convaincus par une évidence invincible que Dieu n’est pas bon, ils ne devraient pas le croire mauvais, ni par conséquent le haïr. On doit distinguer trois choses dans la haine, le sentiment de l’âme, le mouvement de la volonté, et le consentement à ce mouvement. Le sentiment ne peut être mauvais, car c’est une modification de l’âme, qui n’a ni bonté ni malice morale. ”
