Résumé

Portrait de Pierre-Louis Parisis Pierre-Louis Parisis Les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul et le saint ministère… (1861)

Quand on vit dans l'isolement d'une certaine aisance, on oublie facilement que beaucoup d'autres n'y sont pas, et, comme l'on ignore les souffrances d'autrui, on se tranquillise sur ce qu'on n'a pas l'occasion de les soulager.
Laissés à eux-mêmes, presque tous les membres des conférences de Saint-Vincent de Paul, ne trouvant pas à développer par l'exercice les instincts généreux qu'ils avaient en germe, se fussent renfermés dans l'honnête égoïsme d'une existence toute personnelle, et peut-être eussent livré la sensibilité de leur coeur à des inclinations regrettables.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Louis Parisis Pierre-Louis Parisis Les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul et le saint ministère… (1861)

D'abord la société de Saint-Vincent de Paul n'est pas du tout sous nos ordres; elle n'est même pas sous ceux du Souverain Pontife, qui l'a bénie et enrichie d'indulgences, mais qui ne la dirige pas. C'est, comme on le dit très-bien, une société purement laïque, qui s'inspire sans doute de l'esprit de foi, mais qui vit en elle-même et par elle-même.
Elle nous rend spontanément de grands services auprès des pauvres; mais dans quel sens? Uniquement dans le sens que nous avons indiqué et qui est tout le but de notre sacerdoce : la moralisation des peuples et le salut des âmes.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Louis Parisis Pierre-Louis Parisis Les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul et le saint ministère… (1861)

Car l'amour actif des pauvres, qui est un sentiment surnaturel, élève nécessairement l'homme au-dessus de lui-même et lui fait goûter des satisfactions intimes, si pures, si profondes, si vraies, qu'il n'a plus que de la répugnance pour les plaisirs grossiers.
Assurément c'est bien déjà quelque chose, monsieur le Ministre, même sous le rapport purement social, que
d'avoir réuni des milliers de citoyens, riches et influents pour la plupart, dans des oeuvres dont le premier effet est de purifier le coeur et d'affermir dans le bien.
Source : Gallica

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