Pierre-Louis Parisis,
Les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul et le saint ministère…
(1861)
“ Quand on vit dans l'isolement d'une certaine aisance, on oublie facilement que beaucoup d'autres n'y sont pas, et, comme l'on ignore les souffrances d'autrui, on se tranquillise sur ce qu'on n'a pas l'occasion de les soulager. Laissés à eux-mêmes, presque tous les membres des conférences de Saint-Vincent de Paul, ne trouvant pas à développer par l'exercice les instincts généreux qu'ils avaient en germe, se fussent renfermés dans l'honnête égoïsme d'une existence toute personnelle, et peut-être eussent livré la sensibilité de leur coeur à des inclinations regrettables. ”
