Résumé

Pierre Weiss Notice sur les travaux scientifiques de M. Pierre Weiss… (1926)

On passe du cas des gaz parfaits à celui des fluides par l'addition à la pression extérieure d'une pression interne provenant des attractions qu'exercent entre elles les molécules. J'ai supposé que, dans les ferromagnétiques, à l'effet du champ extérieur s'ajoute celui d'un champ résultant de l'action mutuelle des molécules que j'ai appelé le champ moléculaire. De même que les fortes densités des liquides s'expliquent par la grande valeur de la pression interne, les fortes aimantations des ferromagnétiques s'interprètent par l'énormité des champs moléculaires.
Source : Gallica

Pierre Weiss Notice sur les travaux scientifiques de M. Pierre Weiss… (1926)

La théorie du champ moléculaire montre que leur origine est autre. En effet, d'après cette théorie, quand on chauffe une substance du zéro absolu au Point de Curie, il faut, en plus de la chaleur nécessaire pour l'élévation de température, fournir une certaine énergie de désaimantation. Il s'ajoute donc un terme d'origine magnétique à la chaleur spécifique ordinaire. Au Point de Curie ce terme tombe brusquement d'une valeur finie à zéro, entraînant en ce point une discontinuité de la chaleur spécifique vraie.
Source : Gallica

Pierre Weiss Notice sur les travaux scientifiques de M. Pierre Weiss… (1926)

Phénomène magnétocalorique (24, 30) . —Au cours d'un travail fait en collaboration avec A. Piccard, nous avons constaté le fait suivant : quand on aimante une substance ferromagnétique elle s'échauffe et quand on la désaimante elle se refroidit. Ce phénomène magnétocalorique, que sa réversibilité suffit à distinguer de la chaleur d'hystérèse, est une manifestation de l'énergie mise en jeu par le champ moléculaire. Il n'accompagne que les variations vraies de l'aimantation.
A la température ordinaire un champ agissant sur un corps ferromagnétique produit deux sortes d'effets.
Source : Gallica

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