Pseudo-Hippocrate

Résumé

Pseudo-Hippocrate Du cœur (Hippocrate)

Ceux qui sont portés à voir dans la science antique plus qu’elle ne contient réellement pourront dire que les anciens ont entrevu l’état véritable des choses, faisant arriver l’air jusque dans le cœur et admettant par là implicitement que ce gaz pénètre dans le sang. Mais il ne faut pas se laisser aller à une illusion que cause souvent l’histoire des sciences. L’esprit de l’homme, en quelque temps et avec quelques moyens qu’il se soit appliqué à une étude, a toujours porté les mêmes aptitudes fondamentales à un objet qui, de son côté, est toujours resté le même.
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Pseudo-Hippocrate Du cœur (Hippocrate)

Le ventricule droit envoie du sang au poumon pour nourriture, par l’artère pulmonaire, et il reçoit une petite quantité d’air par cette même artère dont les valvules ne ferment pas, suivant lui, hermétiquement. Le ventricule gauche reçoit l’air par des veines ; mais, comme il ne contient pas de sang, il ne peut en envoyer ; en revanche, il est le siège du feu inné et de l’intelligence ; l’intelligence qui commande au reste de l’âme. Si les valvules du côté droit servent à faire que l’air venant du poumon n’y entre qu’en petite quantité, à quoi serviront les valvules du ventricule gauche ?
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Pseudo-Hippocrate Du cœur (Hippocrate)

Après la mort, si, connaissant le rite ancien, on retire le cœur, et que, des membranes, on écarte l’une et couche l’autre, il ne pénétrera dans ce viscère ni eau ni air que l’on y pousse, et surtout du côté gauche ; là, en effet, la clôture est plus hermétique, comme cela doit être ; car l’intelligence de l’homme est innée dans le ventricule gauche et commande au reste de l’âme.
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