Résumé

Réponse à M. J., ou réfutation de ses deux libelles… (1818)

Vous oserez soutenir que chercher, comme M. Goyet, avec tant d'ardeur, et par des moyens si bas, à ébranler la confiance et le respect du peuple pour les hommes que le Monarque a chargé d'une portion de son autorité , c'est, jusqu'à un certain point, porter atteinte à l'autorité même du Prince ; c'est altérer la haute opinion que les peuples ont conçue de son discernement et de sa sagesse; c'est amener, par des degrés plus ou moins rapides , les mauvais sujets de tous les genres, les factieux de toutes les couleurs, à se jouer un jour de ce qu'il y a de plus de saint et de plus sacré.
Source : Gallica

Réponse à M. J., ou réfutation de ses deux libelles… (1818)

Est-ce bien M. Goyet, est-ce bien M. Barbier , que vous représentez comme des hommes faiblement attachés à la légitimité, parce qu'ils établissent que le Roi tient sa souveraineté du peuple qu'il gouverne ? Qu'importe que ce principe soit vrai ou faux ? N'est-il pas évident que ces messieurs n'y tiennent, que parce qu'il est pour eux la source des libéralités les plus généreuses envers l'auguste dynastie qui nous est rendue, et qu'ils ont constamment ( comme on sait ) appelée de tous leurs voeux et servie de tous leurs efforts?
Source : Gallica

Réponse à M. J., ou réfutation de ses deux libelles… (1818)

Que si, par-ci, par-là, ils attaquent certaines institutions que la Charte a consacrées, c'est qu'il est naturel de voir avec regret quelques défauts dans les choses, comme dans les personnes qu'on aime ; c'est qu'on brûle du désir de les voir parfaites , et qu'il est difficile de résister à l'envie de les corriger. En définitif, on ne dit des vérités qu'à ses amis; et, d'après ce principe d'une application universelle, le Roi, la Charte et le Ministère n'ont pas d'amis plus vrais que MM. Goyet, Barbier et consorts.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature