Résumé

Portrait de Jean Vaudon Jean Vaudon La Fille aînée du coeur de Jésus… (1889)

La France fume encore du sang de 70. En ce temps-là, qu'était-ce que la France, sinon un immense autel arrosé de sang? Et Paris, trois fois ensanglanté : trois archevêques morts dans le sang. Et les larmes des veuves et les larmes des mères ? n'est-ce pas aussi du sang ? un sang expiatoire !
La France a souffert et enfin elle s'est retournée vers Dieu. Regarde, ô France coupable ! ô France malade ! le Coeur de Jésus-Christ. Entre ce Coeur blessé et ton coeur à toi, il y a de touchantes affinités. Vous êtes faits l'un pour l'autre.
Source : Gallica

Portrait de Jean Vaudon Jean Vaudon La Fille aînée du coeur de Jésus… (1889)

Avez-vous pris garde que, de toutes les nations européennes, la France s'est donnée la première à Jésus-Christ? A la fin du cinquième siècle, Clovis se trouva le seul roi catholique du monde : glorieux droit de primogéniture que la France entend bien ne céder à personne ; et, quand au dix-septième siècle, Notre-Seigneur appellera le roi de France « le fils aîné de son Coeur », ce sera comme un écho de cette parole inoubliable qu'à l'aurore de notre histoire la papauté reconnaissante avait dite de nos rois très chrétiens : "Ils sont les fils aînés de l'Eglise.
Source : Gallica

Portrait de Jean Vaudon Jean Vaudon La Fille aînée du coeur de Jésus… (1889)

Le vieillard, c'est Rémi qui, dans un épiscopat de trois quarts de siècle, a traversé toutes les phases de l'agonie de l'empire romain, compris tous les périls, souffert toutes les douleurs, Rémi, le père de la patrie, dont on a pu dire qu'il avait l'idée de la France avant même que la France existât.
Une vierge, une mère, un prêtre, c'est assez, avec la grâce de Dieu, pour opérer un miracle, et le miracle est accompli. Rappelez-vous Tolbiac ; le baptême de Clovis fut aussi le baptême de la France.
Source : Gallica

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