Abbé Salce Panégyrique de saint Jean-François Régis… (1877)

C'est ainsi qu'il préludait, sans le savoir, à cette vie de missionnaire qui devait jeter tant d'éclat sur les dernières années de son existence.
Tandis qu'il s'appliquait ainsi sans relâche à perfectionner sa vertu, la grâce lui donnait une vue de jour en jour plus claire des desseins de Dieu. Détaché d'esprit et de cœur des choses de ce monde, il se sentait entraîné vers la vie religieuse, et il soupirait avec ardeur après le moment où il lui serait donné de l'embrasser et de se consacrer, par là même et pour toujours, au service de Dieu.
Source : Gallica

Abbé Salce Panégyrique de saint Jean-François Régis… (1877)

Notre Saint, comme on le pense bien, s'épargna moins que personne, et s'il ne fut pas emporté comme les autres par le terrible fléau, c'est que Dieu le réservait pour d'autres combats et d'autres sacrifices encore plus utiles à sa gloire et au salut des âmes.
Voilà, mes frères, quel a été l'apostolat de saint Régis; voilà comment, par ses immenses travaux, par sa patience invincible et par son inépuisable charité, il a
mérité de terminer dans cet heureux village de la Louvesc la vie la plus admirable par la mort la plus sainte, la plus précieuse, la plus enviable que nous connaissions.
Source : Gallica

Abbé Salce Panégyrique de saint Jean-François Régis… (1877)

Pour être un parfait religieux, il ne suffit pas
de renoncer, par la vertu de pauvreté, aux biens de la fortune et de vivre dans le détachement des aises et des commodités de la vie; il faut encore se sevrer absolument par la vertu de chasteté de toutes les pensées, de toutes les attaches, de toutes les jouissances sensuelles qui sont le grand écueil des âmes, et vers lesquelles nous inclinent si violemment l'aiguillon de la chair et les attraits de la volupté.
Or qui pourra dire jusqu'à quel degré de perfection saint Régis a porté la pureté de l'âme et du corps ?
Source : Gallica

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