Félix Auguste Béguinot

Élements biographiques

Félix Auguste Béguinot Panégyrique de S. Alphonse Rodriguez… (1889)

Nous aimerons ce que Jésus a aimé, sa mère l'auguste Marie, l'Église sa divine épouse, les âmes qu'il a rachetées par son sang, la croix, les persécutions, les mépris dont il a épuisé la coupe. Ah ! mon fils, telle sera notre vie, tout pour la gloire de Dieu par le Sauveur Jésus!
Mais, ô mon fils, l'ange des ténèbres se transforme parfois pour les inexpérimentés, en ange de lumière.
Il faut redouter les enthousiasmes qui mènent à l'illusion, les élans qui dépassent le but et les réactions de la nature contre l'esprit.
Source : Gallica

Félix Auguste Béguinot Panégyrique de S. Alphonse Rodriguez… (1889)

A ces mots, le guide sacré serre le néophyte dans ses bras, l'embrasse. Marchons, dit-il, marchons ensemble à la conquête du ciel. Excelsior! Excelsior!
Rangés sous le même drapeau, pour affronter les mêmes luttes, il nous faut une devise, un mot d'ordre, un cri de guerre en rapport avec notre esprit militant, car nous serons pour la cause de Dieu des soldats d'avant-garde. Humbles, dociles mais confiants dans sa charité, prenons la devise de Dieu luimême. Il a tout fait pour sa gloire, c'est à sa gloire qu il nous destine, donc tout à la plus grande gloire de Dieu : Ad majorem Dei gloriam !
Source : Gallica

Félix Auguste Béguinot Panégyrique de S. Alphonse Rodriguez… (1889)

Vraiment cette humble couche, où Rodriguez se consume de douleur, est devenue une chaire d'où s'épanchent les flots de la plus persuasive éloquence.
Un jour, un scholastique de la Compagnie de Jésus, à l'œil ardent, à la mine ascétique, au geste contenu, brûlant de s'immoler pour Dieu, mais cherchant le mode d'immolation, viendra réclamer un peu de lumière près de ce moribond, et le vieillard se sentira pressé d'un tendre amour pour l'adolescent.
Source : Gallica

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