Alexandre Flori

Élements biographiques

Alexandre Flori,  Réponse à M. Thiers (1867)

“ Si par ces mots : la France avant tout, vous vouliez dire que la France doit être le modèle des nations en grandeur d'âme, en hospitalité, en industrie, en instruction, je souscrirais à la devise avec empressement ;— mais glorifier les Français comme le peuple qui s'entend le mieux à tuer les hommes, comme le plus capable de bouleverser et de ravager le monde, afin de maintenir sa supériorité en cet art de tuer les hommes, les glorifier comme le peuple qui ne consent pas à tolérer, dans ce même art, de rival et d'émule, en vérité, c'est assigner une étrange place à la morale et à l'équité. ”
Source : Gallica

Alexandre Flori,  Réponse à M. Thiers (1867)

“ Selon vous, le mal de la France vient uniquement de ce qu'elle a été un moment généreuse et grande, tandis qu'il vient en réalité de ce qu'elle n'a eu qu'une demi-grandeur et qu'une demi-générosité. Quant à l'Italie, vous n'avez pas assez d'anathêmes à lancer contre un pays qui a osé donner au monde cet exemple monstrueux d'un peuple qui travaille par tous les moyens légitimes, et sans songer à prendre le mot d'ordre auprès d'un tiers, à reconquérir son indépendance et son unité nationales. ”
Source : Gallica

Alexandre Flori,  Réponse à M. Thiers (1867)

“ Au lieu de crier bien haut vos regrets d'avoir accompli cette oeuvre louable, au lieu de laisser tomber du haut de la tribune des paroles offensantes pour le peuple italien, des paroles de nature à tuer toute reconnaissance et à effacer en un instant tous les sacrifices que vous avez faits pour les Italiens, pourquoi ne pas rendre hommage à la vérité et ne pas chercher à gagner l'alliance et l'affection de l'Italie? De quelque puissance que
l'on dispose en ce monde, on ne sait jamais de qui l'on peut avoir besoin, un jour à venir.
”
Source : Gallica

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