Auguste-Henri de Trémaudan, L’île au massacre
“ Toutes les mères qui ont un fils prêtre sont unanimes à dire qu’elles sont récompensées au centuple de leur sacrifice. L’amour d’un prêtre pour sa mère se fortifie au fur et à mesure qu’il avance en âge. Contrairement à l’enfant qui, devenu grand, se marie et reporte son affection sur sa femme et sur ses enfants, le prêtre conserve intact dans son cœur son amour filial. Quelle mère n’aimerait pas recevoir dans les mêmes circonstances cette lettre si respectueuse, trop respectueuse peut-être pour la génération d’aujourd’hui, que le Père Aulneau écrivait à la sienne la veille de son départ. ”
