Prudent René-Patrice Dagron

Élements biographiques

Portrait de Prudent René-Patrice Dagron Prudent René-Patrice Dagron La poste par pigeons voyageurs…

Arrivé au-dessus des lignes prussiennes, le Niepce fut, ainsi que son compagnon de route, le Daguerre, accueilli par une vive fusillade. A une hauteur de huit cents mètres les balles sifflaient autour de nous. Le Daguerre fut atteint, et nous le vîmes, le cœur serré, descendre vertigineusement et tomber sur le mur d'une ferme à quelques lieues de Paris; nous savons maintenant que c'était près de Ferrières.
Source : Gutenberg

Portrait de Prudent René-Patrice Dagron Prudent René-Patrice Dagron La poste par pigeons voyageurs…

M. Darcy voulait nous faire reposer; mais à minuit on vint frapper à sa porte. C'étaient des paysans qui rapportaient une partie des bagages laissés à Vessigneul, et venaient pour nous avertir que les Prussiens étaient sur nos traces et les suivaient de près. M. Darcy nous fit aussitôt mettre en route pour Bussy-Lettrée, où nous arrivions à cinq heures du matin. Ayant abandonné nos vêtements à la descente du ballon, n'ayant qu'une blouse sur le dos, nous eûmes à souffrir considérablement du froid pendant cette nuit glaciale.
Source : Gutenberg

Portrait de Prudent René-Patrice Dagron Prudent René-Patrice Dagron La poste par pigeons voyageurs…

Chaque pellicule était la reproduction de douze ou seize pages in-folio d'imprimerie, contenant en moyenne, suivant le type employé, trois mille dépêches. La légèreté de ces pellicules a permis à l'administration d'en mettre sur un seul pigeon jusqu'à dix-huit exemplaires donnant un total de plus de cinquante mille dépêches pesant ensemble moins d'un gramme. Toute la série des dépêches officielles et privées que nous avons faites pendant l'investissement de Paris, au nombre d'environ cent quinze mille, pesaient en tout deux grammes. Un seul pigeon eût pu aisément les porter.
Source : Gutenberg

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