Résumé

A. M. Histoire poétique des Mérovingiens…

M. Kurth étudie ensuite les règnes de Clodion et de Mérovée, et montre sans peine que sur le premier de ces princes on ne possède que le texte célèbre de Sidoine, et que du second on ne sait, à vrai dire, rien de certain ; tout ce qu’on peut faire en bonne critique, c’est admettre l’existence même du chef éponyme de la première dynastie franque. Avec Childéric, on est, semble-t-il, sur un terrain plus solide ; à ce roi, Grégoire a consacré un chapitre tout entier, et l’Historia epitomata complète ce récit sommaire en l’enjolivant de mille circonstances.
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A. M. Histoire poétique des Mérovingiens…

Mais vraiment il y aurait mauvaise grâce à rayer des programmes tant d’anecdotes amusantes et inoffensives, si fausses qu’elles puissent être ; les enfants n’ont pas besoin de leçons de scepticisme et l’histoire du vase de Soissons a tout au moins un avantage, celui de les distraire.
Le plan adopté par M. Kurth est le plus simple et le plus rationnel ; suivant l’ordre chronologique, il étudie siècle par siècle tous les faits historiques dont le récit lui a paru offrir traces de traditions populaires.
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A. M. Histoire poétique des Mérovingiens…

Le titre suffit à lui seul pour indiquer l’objet des recherches de M. Kurth ; il s’est proposé de dégager dans les premiers livres de Grégoire de Tours, dans le pseudo-Frédégaire, enfin dans les Gesta regum Francorum, les éléments traditionnels et poétiques. Mais ce titre, à parler franc, ne nous satisfait pas entièrement ; il est trop particulier, trop affirmatif, et de nature à prêter à l’auteur une tendance au paradoxe, tendance qui existe bien dans une certaine mesure, mais que corrige fort heureusement la conclusion même du volume, pleine de sages réserves.
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