Résumé

A M. Prévost-Paradol,... un ami de la liberté (1867)

Le peuple y tient tout juste. Privez quiconque ne sait pas lire et écrire de son droit de voter, vous lui rendrez service. La vile multitude
sait bien, qu'à part les bourgeois dont la capacité s'évalue au poids, nul ne saurait avoir une opinion personnelle. Cela saute aux yeux, s'il faut posséder maison, champs, boutique ou tilbury, pour avoir des affaires en ce monde, qui n'a pas quelqu'une de ces capacités ne doit pas s'occuper des affaires. Presque tout le monde, en France, est convaincu de cet aphorisme nécessaire à l'organisation de la liberté.
Source : Gallica

A M. Prévost-Paradol,... un ami de la liberté (1867)

Sur l'autorité de votre dictionnaire , nous nous empresserons de donner cette sérieuse épithète aux institutions de l'Angleterre, jusqu'ici pour nous oligarchiques, et des Etats-Unis, jusqu'ici pour nous oligarchiques, (*) et, quelque chose de plus, anarchiques. Alors, si nous voyons la Constitution américaine de 1787, faite pour un peuple enfant, crever de toutes parts sur le dos d'un géant, écourtée, allongée, taillée et raccourcie au gré des convenances et des intérêts du plus fort, nous dirons : le gouvernement de l'Union est l'expression la plus parfaite du libéralisme !
Source : Gallica

A M. Prévost-Paradol,... un ami de la liberté (1867)

Heureux Français, si nous voulions laisser pousser notre barbe en pointe, lire la Bible le dimanche, les autres jours vendre du suif, du coton et de la cannelle, des suffrages à nos concitoyens, de la poudre aux étrangers belligérants, et comme Jonathan, libéralement, à coups de poing et à coups de bouteille, procéder à l'élection d'un duc libérai quelconque pour président, et de Laboulaye ou Prévost-Paradol, pour vice-président des Etats-Unis français !
Source : Gallica

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