Résumé

Portrait de Alphonse Angot Alphonse Angot Le cidre : son introduction dans le pays de Laval (1889)

C'est l'acte de décès de la vigne non seulement pour les dépendances de l'Aumônerie, mais, à quelques années près, pour tout le pays. Désormais le vin figure aux achats dans les comptes des dépenses, et le cidre se recueille sur les métairies. C'est l'inverse de ce que nous avons signalé au commencement de cet article, quand on achetait le cidre de pommes et de cormes et que l'on cultivait la vigne. Cette révolution alimentaire et agricole s'est donc accomplie en deux siècles, des premières années du XVe siècle au commencement du XVIIe.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Angot Alphonse Angot Le cidre : son introduction dans le pays de Laval (1889)

Comme d'ailleurs, d'après des textes certains, la vigne était cultivée en Normandie aux XIIe et XIIIe siècles, il faut en conclure que la bière remplaça le vin normand, et fut supplantée vers le milieu du XVIe siècle par le cidre. Chez nous au contraire le vin a fait place au cidre sans intermédiaire.
Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune (2) », et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Angot Alphonse Angot Le cidre : son introduction dans le pays de Laval (1889)

Pendant ce temps là que devenaient les vignobles du comté de Laval ? Pour l'Aumônerie-Saint-Julien, la culture en est réduite à dix, puis bientôt à huit quartiers, situés aux Carrés, dont le produit encore assez rémunérateur est de 15 pipes en moyenne jusqu'en 1550. A cette moitié du siècle, le vin figure encore dans la dépense pour une quantité double de celle du cidre : 33 pipes de vin contre 15 pipes de cidre pour les trois années de 1556 à 1558.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature