Louis de Chambray

Résumé

Louis de Chambray L'art de cultiver les pommiers… (1890)

MANIERE DE FORMER LES PLANTS, LORSQUE LES ARBRES SONT BONS A LEVER DANS LA PEPINIERE
Les terreins qui n'ont qu'une légère superficie de terre friable, dont le fond n'est qu'une argille dure, ne conviennent point aux plants de pommiers. Les racines des arbres ne peuvent s'insinuer dans cette terre trop dense ; on a beau faire des trous larges et profonds, les remplir de terre meuble, de gazons, l'arbre croît et paroît beau pendant quelques années ; mais lorsque les racines ont atteint la terre argilleuse, il ne croît plus ; il se couvre de
mousse et il meurt peu-à-peu sans donner de fruit.
Source : Gallica

Louis de Chambray L'art de cultiver les pommiers… (1890)

Au bout de deux ans, la pepiniere en ayant quatre de plantation, on commencera à couper les branches gourmandes de chaque sujet, observant de ne pas dégarnir le pied et le corps de l'arbre des petites branches, parce qu'elles empêchent la seve de se porter avec trop de vivacité vers le haut de l'arbre, ce qui le fait grossir du pied et croître en forme de cierge : c'est la perfection d'un arbre de pepiniere.
Source : Gallica

Louis de Chambray L'art de cultiver les pommiers… (1890)

Lorsque les branches de la greffe en croissant tombent trop bas vers la terre, il faut avoir soin de les couperet de les diriger de façon qu'elles puissent laisser un libre passage aux chevaux de harnois, pour la culture des terres labourables sur lesquelles les arbres sont plantés ; il est même très-convenable de ne greffer dans les terres labourables, que des especes dont le bois s'éleve, et a la forme de l'oranger, car les branches traînantes sont incommodes au Cultivateur ; l'arbre à hautes brandies est plus agréable à la vue.
Source : Gallica

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