Résumé

Antoine d' Abbadie Monnaies des rois d'Ethiopie (Nagast de Aksum en Abyssinie… (1868)

Les listes indiquent trois rois de ce nom, tous trois postérieurs à l'introduction du christianisme en Ethiopie. Or aucun emblème de cette monnaie ne fait présumer que le roi Aphilas fût chrétien.
L'anneau de flots que M. de Longpérier m'a fait remarquer sur cette médaille implique l'idée d'une rivière ou d'une eau notable à Aksum. J'explique ce symbole par le nom même de cette ville antique. Elle est située entre les monts Zohodo et Liqanos ; au pied de ce dernier est une mare, beaucoup plus grande jadis à en croire la tradition, et où les pauvres vont s'abreuver.
Source : Gallica

Antoine d' Abbadie Monnaies des rois d'Ethiopie (Nagast de Aksum en Abyssinie… (1868)

Dans une des listes de rois, le successeur de Armaha est nommé Digna Jan, et plus loin on trouve le roi Jan siyum, ce qui prouve que dans ces siècles reculés les rois éthiopiens aimaient, comme aujourd'hui, à s'entendre appeler des éléphants. Si mon interprétation est bonne, l'autre moitié de cette même légende confirmerait le sens que je suppose, car il faudrait traduire « sivnama,» c'est-à-dire prœlio dictus, ou plus exactement : quand il s'agit de guerre.
Source : Gallica

Antoine d' Abbadie Monnaies des rois d'Ethiopie (Nagast de Aksum en Abyssinie… (1868)

Il manque d'ailleurs dans toutes les listes, car on ne saurait l'identifier avec Wazha qui y figure comme neuvième prédécesseur de Bazen, et qui, par conséquent, serait beaucoup trop ancien.
La légende grecque de cette monnaie la rapproche de
celles qui sont antérieures au christianisme : ce serait donc jusqu'ici une des plus anciennes pièces de cuivre connues parmi les médailles de Aksum. Or, en comparant la figure que je reproduis dans toute sa naïveté avec la pièce n° 1 de notre pl. III, on arrive à reconnaître l'identité des légendes.
Source : Gallica

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