Christian Dietrich Grabbe

Christian Dietrich Grabbe

Résumé

Portrait de Christian Dietrich Grabbe Christian Dietrich Grabbe Les Silènes

Le Diable est assis sur un tertre et gèle. Le Diable. — Fait froid — froid — en enfer il fait plus chaud ! — Ma satirique grand-mère m’a, à la vérité, — sept étant le plus fréquent nombre de la Bible — mis sept petites chemises de fourrure, sept petits manteaux de fourrure et sept petites casquettes de fourrure — mais fait froid — froid ! Dieu m’emporte, il fait très froid ! Si je pouvais seulement voler du bois ou allumer une forêt — allumer une forêt ! Tous les anges ! serait tout de même drôle, si le diable devait périr gelé !
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Portrait de Christian Dietrich Grabbe Christian Dietrich Grabbe Les Silènes

Le Diable. — Encore un mais ?
Le Margrave. — Oui, voyez-vous ! J’ai un habit neuf et un neuf gilet blanc, et ils seront bien salis par ce massacre !
Le Diable. — C’est moins que rien ! Vous n’avez qu’à mettre une serviette devant vous !
Le Margrave. — Le vautour m’emporte, c’est vrai ! Je mettrai une serviette devant moi !
Le Diable. — Et demain je vous attends auprès de la maisonnette de la forêt, à Schallbrunn ; alors vous dénouerez votre serviette et prendrez la baronne dans vos bras.
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Portrait de Christian Dietrich Grabbe Christian Dietrich Grabbe Les Silènes

Il est bête comme un sabot de vache, bave sur tous les écrivains et n’est bon lui-même à rien, a une jambe de travers, des yeux louches et une insipide face de singe ! Fermez-lui la porte au nez, monsieur le baron, fermez-lui la porte !
Grabbe, (dehors, derrière la porte) . — Ô maudit Maître d’école ! Immesurable sac à mensonges !
Le Maître d’école. — Fermez-lui la porte, monsieur le baron, fermez-lui la porte au nez !
Liddy. — Maître d’école, Maître d’école, comme vous êtes amer à l’égard d’un homme, qui vous a inventé ! (On frappe.) Entrez !
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