Résumé

Claude Odile Joseph Baroud Observations en faveur des acquéreurs de biens d'émigrés et en faveur des émigrés eux-mêmes… (1814)

On défie démotiver la décision autrement que sur la raison d'économie pour l'état ; mais , en ce cas, pourquoi n'avoir pas fait l'économie indistinctement aux dépens de l'une et de l'autre classe d'émigrés? C'est une injure de plus envers ceux dont les biens ont été vendus , et à qui on refuse une indemnité , que la prédilection accordée à ceux dont le hasard seul a préservé les propriétés de la mise aux enchères, et auxquels on les restitue.
Source : Gallica

Claude Odile Joseph Baroud Observations en faveur des acquéreurs de biens d'émigrés et en faveur des émigrés eux-mêmes… (1814)

Les terres et seigneuries, qui faisaient la meilleure partie de la fortune des émigrés,
(9) comprenaient beaucoup de droits et revenus féodaux ; et la suppression de ces droits, indépendante de la confiscation, avait opéré déjà une forte diminution dans la valeur de cette nature de biens.
Source : Gallica

Claude Odile Joseph Baroud Observations en faveur des acquéreurs de biens d'émigrés et en faveur des émigrés eux-mêmes… (1814)

Ce serait donc une rente perpétuelle de 15 ou de 18 millions qui formerait l'indemnité complète de tous les émigrés dont on a vendu les biens; et très probablement, par l'événement de la liquidation , cette indemnité serait beaucoup moindre.
Balancerait-on à racheter, moyennant une aussi faible redevance, la dette contractée, au nom de l'état, par d'injustes confiscations ? La nécessité où l'on s'est trouvé de légitimer la possession dés acquéreurs, n'emporte pas celle de méconnaître la créance des propriétaires ?
Source : Gallica

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