Résumé

Collectif La Science et la vie

L’équilibre d’un fluide, de l’eau que nous voyons dans un verre par exemple, ne serait donc qu’une apparence, cachant un certain régime permanent d’agitation désordonnée.
Ces raisonnements ne s’appliquent pas à l’état solide : diffusions ou dissolutions ne se produisent plus dans le quartz ou dans le diamant. L’étude des chaleurs spécifiques, à laquelle je ne peux ici que faire allusion, montre qu’alors les molécules sont en mouvement, mais ce mouvement est devenu vibratoire : chaque molécule ou, plus exactement, chaque atome, oscille comme un pendule autour d’une position d’équilibre.
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Agitation moléculaire et température seraient deux aspects différents d’une même réalité.
L’agitation moléculaire échappe à notre perception directe comme le mouvement des vagues de la mer échappe à un observateur trop éloigné, qui pourtant apercevra peut-être le balancement d’un bateau. Ne peut-on de même espérer, si des particules microscopiques se trouvent dans un fluide, que des particules, encore assez grosses pour être vues au microscope, soient déjà assez petites pour être notablement agitées par les chocs moléculaires ?
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Tout granule situé dans un fluide, sans cesse heurté par les molécules voisines, en reçoit des impulsions qui, en général, ne s’équilibrent pas exactement, et il doit être irrégulièrement ballotté.
Si l’agitation moléculaire est bien la cause du mouvement brownien, si ce phénomène, accessible à l’observation et à la mesure, forme un intermédiaire, un relais, entre les masses qui sont à notre échelle et les masses des molécules, on sent qu’il doit y avoir là un moyen de déterminer les grandeurs moléculaires.
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