Résumé

A. Guitteau Essais sur le volume moléculaire des liquides organiques… (1873)

En effet, dans l'hypothèse des particules primigènes, le corps le plus dense serait celui dans lequel toutes les particules se toucheraient. Le corps le plus dense que nous connaissions, c'est le platine, dont le poids spécifique peut atteindre le chiffre énorme de 23,5 (1) . Or, si dans le platine les particules primigènes ne se touchent pas, ce qui est plus que probable, leur densité propre est donc certainement supérieure à 23,5, densité du platine.
L'atome d'un corps simple ou la molécule d'un corps composé sont formés par la concentration d'un certain nombre de particules primigènes.
Source : Gallica

A. Guitteau Essais sur le volume moléculaire des liquides organiques… (1873)

De même que les atomes simples sont formés des groupes de particules primigènes, les molécules composées par des groupes d'atomes simples, un corps quelconque est formé par un groupement d'atomes ou de molécules pouvant laisser entre eux des espaces vides, où ils sont logés comme dans des alvéoles dont l'ensemble constitue le volume spécifique. Il nous est toujours facile de trouver le volume spécifique : c'est le quotient du poids atomique ou de l'équivalent par la densité observée du corps.
Source : Gallica

A. Guitteau Essais sur le volume moléculaire des liquides organiques… (1873)

Mais les vides intermoléculaires qui, ajoutés au volume moléculaire du corps, donnent le volume spécifique de ce corps, comparés aux espaces que laissent entre elles les particules primigènes, présentent à l'exclusion de ces derniers un caractère particulier et important à considérer : c'est que nous pouvons toujours par la chaleur ou la compression les augmenter ou les diminuer.
Il résulte de ce qui précède que le volume absolu des corps restera sans doute toujours inconnu. Mais que nous importe, puisque nous savons qu'il est proportionnel au poids atomique?
Source : Gallica

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