David-Amon Marini

Résumé

David-Amon Marini Quelques mots sur les colonies (1848)

Habitants des Antilles, je m'adresse à vous, afin que vous marchiez dans la voie que je vous propose, peut-être pensez-vous que j'ai assombri à dessein le tableau; voyez vos voisins des colonies anglaises, étudiez chez eux la marche des préjugés, depuis qu'ils jouissent de la liberté, et vous verrez qu'en réalité ils n'ont pas avancé en civilisation, et que bientôt ils ne pourront plus supporter leurs misères.
Source : Gallica

David-Amon Marini Quelques mots sur les colonies (1848)

Les Créoles élevés dans leurs pays, au moins jusqu'à l'âge de huit ou dix ans , ont tous pris, dès la naissance, l'habitude de certaines idées qu'ils ne perdent que rarement ; ces idées sont de nature à donner aux blancs l'orgueil de caste ; aux mulâtres, élevés au milieu des blancs, l'appréciation et le désir de tout leurs besoins, et la haine de ces privilégiés de la nature qui les mettent au monde, et les laissent malheureux
Source : Gallica

David-Amon Marini Quelques mots sur les colonies (1848)

Que l'on ne pense pas qu'alors le préjugé de caste soit près de s'éteindre ; au contraire, il s'augmente dé tous les malheurs que l'on a éprouvés ; les blancs, appauvris, accusent les tendances abolitionnistes d'avoir causé leur ruine. Les mulâtres, reprochent aux blancs leur orgueil éternel, qui ne veut pas comprendre que l'union ferait la force, et ils les accusent de ce qui n'est en réalité que la conséquence de l'héritage d'une société où l'esclavage existait, et où l'on n'a pas tout remanié en abolissant le principe sur lequel tout s'était établi.
Source : Gallica

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