Résumé

Quelques observations à M. Desjardins… (1831)

En résumé, prenant la généralité des circonstances, il croit que tout ce qui s'est passé est un malheur; tandis que vous, au contraire, vous signalez ces mêmes évènemens, ces mêmes causes, ces mêmes effets , comme un élan que prend la France vers la prospérité et le bonheur. Dès ce moment, votre plume étincelant de haine, trace un anathème contre un homme que vous craignez peut-être de voir rentrer dans la carrière politique, et vos raisonnemens tous puisés dans le côté ridicule que tout peut offrir ici bas, produisent, par cela même, un médiocre effet sur la droite raison.
Source : Gallica

Quelques observations à M. Desjardins… (1831)

Quant à la Pologne, qui nous est chère à tous, c'est pour son indépendance qu'elle combat, et non pour le bonnet rouge dont vous voulez la coiffer. Ne vous y trompez pas, l'intérêt qu'elle inspire eût été bien autrement efficace, on aurait vu une question de liberté nationale pure et simple, tous les coeurs se seraient mis en émoi, si la sympathie et la solidarité de principes que vous avez voulu établir entre elle et vous n'avaient répandu une alarme générale.
Source : Gallica

Quelques observations à M. Desjardins… (1831)

Et d'abord, vous attaquez les préjugés de naissance. C'est mettre bien bas un homme comme M. de Châteaubriant, que de le supposer soumis à l'influence de la cour, pour tout ce qui est du ressort politique. Le respect à un Roi et à sa dynastie (commandé d'ailleurs par la constitution ) peut se concilier, même chez un homme ordinaire, avec la vénération qu'on doit aux lois et aux institutions de son pays ; les préjugés sont de toutes les classes, et pourquoi admettre qu'ils soient tous bons d'un côté, et tous mauvais de l'autre?
Source : Gallica

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