E. de Saint-Martin

Résumé

E. de Saint-Martin La Marseillaise et Rouget de Lisle… (1892)

« Aujourd'hui, dit M. René Goblet, dans l'éloquent discours qu'il a prononcé à la fête du centenaire de notre Chant national, la Marseillaise a vaincu même les vieux préjugés et les défiances de ses adversaires. Elle est devenue pour tous, pour nous, comme elle l'était déjà pour l'étranger, l'hymne national de la France ; elle préside à nos fêtes publiques, elle accompagne nos régiments et nos vaisseaux partout où les conduit l'intérêt de la République, et les plus puissants souverains l'entendent avec respect. »
Source : Gallica

E. de Saint-Martin La Marseillaise et Rouget de Lisle… (1892)

« Nous nous sommes battus un contre dix, mais la Marseillaise combattait à nos côtés. » « Envoyez-moi mille hommes et un exemplaire de la Marseillaise, et je réponds de la victoire. »
Dumouriez, dans une proclamation, disait à ses troupes : « Si l'ennemi veut passer la Meuse, serrez vos rangs, baissez vos baïonnettes, entonnez l'hymne des Marseillais, et vous vaincrez. »
A Paris, on avait transformé ce chant de guerre en pièce de théâtre sous le titre d'Offrande à la Liberté. Chaque fois qu'on le jouait, c'était, dans les salles de spectacle, des transports approchant du délire.
Source : Gallica

E. de Saint-Martin La Marseillaise et Rouget de Lisle… (1892)

Le pays entier, froissé de cette exclusion, demandait à relever son prestige par les armes. On vit alors dans les théâtres les spectateurs réclamer la Marseillaise et les acteurs la chanter un drapeau tricolore à la main. La salle entière se levait
et reprenait le refrain comme aux années de la Révolution. Mais elles étaient loin déjà, et si le peuple avait conservé son ardeur belliqueuse d'autrefois, le soldat de Jemmapes était devenu le pacifique roi Louis-Philippe.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature