Résumé

Ernest Baltus Sur la présence constante dans le foie normal d'un corps réducteur dont il importe de tenir compte… (1884)

En effet, dans nos premières expériences faites sur des animaux à jeun et avec toutes les précautions usitées en pareil cas, il nous arrivait constamment d'obtenir par le traitement alcoolique du foie un extrait réducteur du réactif de Barreswil alors que ce même extrait se montrait absolument réfractaire à la fermentation par la levûre de bière. Or on sait qu'à défaut du pouvoir rotatoire, épreuve souvent impraticable dans
les recherches physiologiques, la fermentation par la levûre de bière est le seul caractère qu'on puisse invoquer avec certitude pour affirmer la présence du glucose.
Source : Gallica

Ernest Baltus Sur la présence constante dans le foie normal d'un corps réducteur dont il importe de tenir compte… (1884)

Cependant il est incontestable que cette matière se rapproche du glucose par quelques-uns de ses caractères chimiques et par les différents côtés que nous avons pu mettre en lumière de son histoire physiologique. Rappelons qu'elle réduit la liqueur de Barreswil avant ébullition et brunit par la potasse ; qu'elle précède le glucose dans le foie fœtal et coexiste avec lui chez l'adulte ; qu'elle obéit aux mêmes influences nerveuses, augmentant par la piqûre diabétique et disparaissant totalement par la section des vagues.
Source : Gallica

Ernest Baltus Sur la présence constante dans le foie normal d'un corps réducteur dont il importe de tenir compte… (1884)

Dans toutes ces expériences la réduction de la liqueur est due au composé unique ou complexe que précipite l'extrait de Saturne, composé non fermentescible et dont la quantité, chez des animaux de petite taille, varie depuis quelques centigrammes jusqu'à plus d'un demi-gramme. Dans un cas cette matière a pu être recueillie en solution assez incolore pour être observée au polarimètre : elle n'a pas fourni de déviation appréciable. Chauffée sur une lame de platine, elle dégage une forte odeur de pain grillé.
Le foie des animaux a jeun, abandonné à lui-même, se charge promptement de glucose
Source : Gallica

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