Résumé

Portrait de Fanny Raoul Fanny Raoul De la charte constitutionnelle

L’empereur lui-même n’aurait pas osé s’exprimer de la sorte, lui, dont le despotisme n’avait rien de sacré, lui, que ses grands talens et une longue prospérité pouvaient étourdir et aveugler.
Mais ne confondons point le roi avec ceux qui abusent de sa confiance. Hélas ! au premier rang il est facile de s’égarer. Comment jugerait-on de la dignité des hommes, quand on n’est entouré que de lâches flatteurs qui oublient et sacrifient à chaque instant la leur ?
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Portrait de Fanny Raoul Fanny Raoul De la charte constitutionnelle

Alors la Charte serait l’ouvrage de tous, tandis qu’à présent elle est celui d’un seul ; car de penser que les commissaires nommés par le roi aient conservé leur indépendance et courageusement défendu les droits de la nation, c’est ce qu’il serait peu raisonnable de croire en connaissant l’influence du pouvoir et, cruelle vérité, le peu de dignité qui règne dans les hommes.
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Portrait de Fanny Raoul Fanny Raoul De la charte constitutionnelle

Nul n’aura de l’esprit que nous et nos amis. Nul n’aura raison que nous et nos partisans disent aussi tous les gouvernemens. Mais nous autres penseurs intrépides, qui appelons chaque chose par son nom, nous disons que cette répression de soi-disans abus n’est autre chose qu’un acte de despotisme évidemment contraire à la liberté, aux principes libéraux qu’on affecte, et qui, loin de servir l’autorité qui s’en étaye, la sape dans ses fondemens. Qui ne craint point la lumière, la laisse pénétrer, et le gouvernement qui la repousse, par cela seul prouve qu’il a lieu de la redouter.
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