Résumé

Essai d'une nouvelle déclaration des droits de l'homme… (1880)

C'est l'ordre voulu de Dieu, ne s'accomplissant qu'avec la libre coopération de l'être humain; c'est le grand critérium du bien, du juste. Il comporte nécessairement la distinction des droits et des devoirs, ainsi que sa division en droit naturel individuel et en droit social. Les droits disent les règles de la spontanéité, de l'initiative, du rôle magistral de l'homme ; ils entraînent l'idée d'une faculté, d'un pouvoir d'opérer, et paraissent particulièrement importants. Les devoirs sont les obligations ou règles du rôle subordonné de l'homme.
Source : Gallica

Essai d'une nouvelle déclaration des droits de l'homme… (1880)

TROISIÈME PARTIE. — Conditions de l'activité privée pour le travail, la propriété, la famille, la religion, — principes du droit privé. — Assurer aux membres d'une nation le légitime essor de leur activité individuelle, le plus vaste champ possible au développement de leurs facultés, c'est là le grand but de la réunion des hommes en société. Et comme dans l'ordre matériel le travail et la propriété sont les modes nécessaires des manifestations de l'activité de l'homme, c'est principalement du régime fait par les lois au travail, à la propriété, que dépend la réalisation du but social.
Source : Gallica

Essai d'une nouvelle déclaration des droits de l'homme… (1880)

ART. 35. — La même loi pour tous, autrement dit l'égalité devant la loi, est une disposition incompatible avec la nature humaine : — car ces expressions équivalentes signifient forcément les mêmes obligations coercitives imposées à tous les membres de la nation. Chercher la réalisation d'une telle égalité, c'est évidemment tendre à une absurde tyrannie. On doit affirmer au contraire que l'inégalité devant la loi est nécessaire à la liberté, puisqu'il convient que chacun ne soit astreint qu'aux lois conformes à sa condition.
Source : Gallica

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