Étienne-Prosper Dubois-Guchan

Résumé

Étienne-Prosper Dubois-Guchan Bibliographie. De l'Esprit de mon temps… (1868)

Depuis quatre-vingts ans,nous épuisons toutes les formes possibles de gouvernement, et toutes échouent; toutes se brisent ou fondent entre nos mains sans parvenir à nous contenter ou même à ne pas nous irriter. Pourquoi ni la monarchie, ni la république, ni le régime parlementaire ne nous conviennent-ils pas? — C'est que nous n'avons ni les moeurs de la république, ni les moeurs de la monarchie, ni celles même du régime parlementaire. Car, dans une bonne société, tous les gouvernements sont bons ; comme dans une mauvaise, tous les gouvernements sont mauvais.
Source : Gallica

Étienne-Prosper Dubois-Guchan Bibliographie. De l'Esprit de mon temps… (1868)

Je suis convaincu, d'après l'histoire même, que, grâce à la liberté sociale, le pouvoir absolu ne fut qu'un principe abstrait,—s'il fut même an principe — jamais un fait durable, et que la dictature du mal fut partout temporaire et limitée à cet acte atroce, mais exceptionnel. La tyrannie est une monstruosité, comme le tyran un monstre, et dès lors, soumis à la loi des monstres, qui vivent ce que vivent les monstres : le temps d'étonner.
Source : Gallica

Étienne-Prosper Dubois-Guchan Bibliographie. De l'Esprit de mon temps… (1868)

Nous avons les moeurs vraies et les moeurs officielles : J'appelle moeurs officielles tout ce qu'il plaît aux intérêts de parti d'inventer pour ou contre les moeurs ; mais nos moeurs ne sont pas moins discutées que notre histoire. Nos moeurs sont bonnes ou mauvaises selon que le vent est ou n'est pas à la religion ; selon qu'il est ou n'est pas favorable à tel parti politique social ; à telle fraction d'un parti social ou politique. Nous ne voyons nos moeurs qu'à travers nos intérêts ou nos caprices
Source : Gallica

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