Résumé

François-Simon Pfaffenhoffen A MM. les très honorables membres de la chambre des députés… (1830)

Mais une trahison semble s'être ourdie de nouveau pour repousser les Créanciers, dont les dettes ont été reconnues et fixées, et pour les renvoyer (au mépris de l'Ordonnance qui les a appelés) les mains vides! Ces mêmes mains que le Roi a vues s'ouvrir si souvent à ses propres besoins, à tous les besoins des Bourbons, dans l'adversité !
On laisse plusieurs d'entre eux, dénués de secours, quêter, mendier leur viatique, à la vue du
15 trône resplendissant de leur auguste débiteur!
Source : Gallica

François-Simon Pfaffenhoffen A MM. les très honorables membres de la chambre des députés… (1830)

Comme si le Ministre qui a contresigné l'Ordonnance n'eût appelé aussi solennellement les Créanciers du Roi, à venir faire reconnaître leurs litres, que pour rendre leur sort plus lamentable, et la banqueroute plus scandaleuse !
Dans l'acte d'accusation du ministère déplorable, le vénérable doyen de la Chambre, inspiré par l'amour de la dynastie, si puissamment empreint dans le coeur des Français, s'est écrié : « N'est-ce pas » avoir trahi la Couronne, que l'avoir montrée si » souvent ingrate envers ceux qui, dans ses revers, » lui ont sacrifié leur fortune et leur vie?
Source : Gallica

François-Simon Pfaffenhoffen A MM. les très honorables membres de la chambre des députés… (1830)

Et leur paiement serait encore atermoyé indéfiniment!! Se pourrait-il concevoir une série de procédés plus révoltans du puissant contre le faible? une déception plus odieuse, une banqueroute plus scandaleuse, une ingratitude plus monstrueuse ? Se pourrait-il rien enfin de plus honteux pour la France constitutionnelle et monarchique, que la loi n'a mis en possession des biens des Princes parvenus au trône, qu'à la charge de leurs dettes! Rien de plus fatal, dans l'Europe et dans l'histoire, à l'honneur du règne de Charles X
Source : Gallica

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