Résumé

Pelletier Des dettes du roi , par M. X***-P***… (1830)

On nous reprochera peut-être d'avoir pris peu de soin des intérêts de l'Etat, dont les charges, déjà si considérables, semblent s'accroître tous les jours, malgré la nécessité dès long-temps reconnue d'une sévère économie; et de vouloir, aux dépens des contribuables, faire une large part aux prétentions des créanciers du Roi. Nous ne nous défendrons pas de ce reproche, parce que nous croyons bien servir l'Etat ; en réclamant hautement la fidélité aux engagemens qu'il a contractés, ou qui sont tombés à sa charge.
Source : Gallica

Pelletier Des dettes du roi , par M. X***-P***… (1830)

Il n'y a pas non plus la moindre apparence que la nation puisse être à jamais ruinée par le paiement des dettes restant à acquitter.
Enfin, dans notre gouvernement, tel qu'il existait à l'époque de la révolution, le Roi obligeait la nation par le seul fait de sa volonté. Il contractait seul ou par ses ministres les obligations qui lui semblaient utiles au bien de l'Etat
Source : Gallica

Pelletier Des dettes du roi , par M. X***-P***… (1830)

Ainsi le roi d'Angleterre, qui a le
—17—
« droit de faire la guerre et la paix, n'a point « celui de contracter des dettes nationales, « sans le concours du parlement, parce qu'il « ne peut, sans le même concours, lever aucun « argent sur son peuple (I) . »
Ainsi, d'après ce célèbre publiciste, dans le premier cas, la seule condition pour que l'emprunt oblige l'Etat, c'est la légitimité de la puissance qui l'a contracté. Dans le second cas, la nation n'aurait le droit de refuser le paiement qu'autant qu'il y aurait pour elle la certitude d'être ruinée à jamais, si elle le faisait.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature