Denis-Joseph-Claude Le Fèvre

Résumé

Denis-Joseph-Claude Le Fèvre Réflexions d'un citoyen qui n'est ni rentier… (1816)

L'usine la plus mal bâtie est plus utile à l'Etat que le monastère le mieux édifié : elle donne du travail , le travail d'où, l'oracle de l'économie publique fait découler toutes les richesses, et le moraliste toutes les vertus; car si l'oisiveté est la mère de tous les vices, le travail doit produire tous les effets opposés.
Quel champ a ouvert au travail la vente des domaines nationaux ! Quelle énergie elle a donnée à celui qui a cultivé pour son compte , pour celui de ses enfans et de leur postérité, la terre qu'il ensemençait pour d'autres !
Source : Gallica

Denis-Joseph-Claude Le Fèvre Réflexions d'un citoyen qui n'est ni rentier… (1816)

Un Gouvernement n'a point de crédit quand il est sans bonne foi, comme une armée n'e gagne point de bataille quand elle est sans valeur. Manquer à ses engagemens devant ses créanciers , c'est lâcher pied en présence de l'ennemi. Vaincre ou périr doit être la devise des Français en finance comme au combat : vaincre, c'est payer tout ce qu'on doit; périr, c'est refuser ou altérer le paiement de ses dettes.
Les biens dont la loi du 25 septembre dispose pour les créanciers de l'arriéré , sont comme des espèces saines et entières offertes à la circulation pour leur paiement.
Source : Gallica

Denis-Joseph-Claude Le Fèvre Réflexions d'un citoyen qui n'est ni rentier… (1816)

Les progrès des lumières , de nouveaux intérêts , de nouvelles considérations politiques , ont fait reconnaître que-l'Etat , au lieu de s'appauvrir , s'enrichissait par ces ventes , d'abord parce qu'il se libérait et acquérait du crédit , ensuite parce qu'il soulageait ses contribuables; en troisième lieu, parce qu'en s'acquittant envers ses créanciers, il leur donnait les moyens de bien lui payer leur tribut. Il est rare qu'un domaine public ne gagne pas de valeur à devenir domaine privé.
Source : Gallica

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