Résumé

Moyens de payer les dettes arriérées de l'État… (1815)

Je dois prévoir le cas où quelques partisans de la consolidation forcée , vaincus par les argumens que je viens de reproduire contre ce système, me diraient : Oui, sans doute, c'est une banqueroute , dangereuse pour la morale et pour les intérêts de l'État, mais elle est nécessaire : les alliés exigent de si fortes indemnités , les impôts sont déjà à un si haut point, et la dette arriérée est si considérable , que le Gouvernement ne peut la payer que par ce moyen; ou, plutôt, qu'on ne doit pas trouver mauvais qu'il ne l'acquitte pas intégralement.
Source : Gallica

Moyens de payer les dettes arriérées de l'État… (1815)

Ce n'a pu être que par un oubli complet des plus simples idées de justice , et même du sens commun, dont la révolution française n'offre que trop d'exemples , qu'on a pu condamner certains créanciers à être payés incomplètement , ou pas du tout, par cela seul que leur créance datait de quatre ou cinq ans , ou plus ; car il est de la dernière évidence que les dettes arriérées sont les plus sacrées et doivent être payées les premières, puisqu'à l'obligation écrite pour le capital se joint l'obligation morale des intérêts que le Gouvernement n'a jamais accordés.
Source : Gallica

Moyens de payer les dettes arriérées de l'État… (1815)

M. le duc de Gaëte n'a vu dans cet écrit, qui décèle un talent supérieur, que l'intention de jeter de la défaveur sur sa longue et laborieuse administration : peut-être a-t-il produit ce résultat, sans l'avoir eu pour objet; mais, s'il semble dicté principalement par le désir de consacrer les véritables principes de crédit public, on ne peut disconvenir, du moins , que son auteur n'ait voulu en même temps acquérir des suffrages au système de Finance dont M. le baron Louis a fait la base de la loi du 23 septembre 1814; système pour lequel l'anonyme professe ouvertement une entière admiration.
Source : Gallica

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