Résumé

Observations et éclaircissements… (1815)

Il n'y a, certes, aucune justice à ruiner les Créanciers de l'État par un impôt excessif, pour épargner à la foule des Contribuables un impôt insensible, également réparti suri tous. Il n'y a pas un habile discernement à choisir pour Contribuables exclusifs les hommes dévoués au service public ; et pour matière d'un impôt destructif, les capitaux instrument nécessaires de ce service. Lorsque l'on considère la Consolidation forcée comme un impôt, le choix de ses contribuables n'est donc pas plus habile que le choix de ses prêteurs quand on la considère comme un emprunt.
Source : Gallica

Observations et éclaircissements… (1815)

Transformer en rentiers les fournisseurs, c'est leur enlever tout moyen de servir le Gouvernement; c'est les congédier, en même temps que leur sort doit empêcher tout capitaliste de venir les remplacer. C'est donc désorganiser volontairement l'Administration.
Un emprunt forcé peut être nécessité par les circonstances, être un signe de détresse sans devenir une cause de discrédit; il peut quelquefois avoir un résultat favorable au crédit, s'il est combiné avec habileté et séparé de l'ancienne dette, et s'il a une forme distincte et nouvelle.
Source : Gallica

Observations et éclaircissements… (1815)

S'arrêter dans les conséquences rigoureuses de ce système, refuser de lui donner son complément, n'est-ce pas en avouer tacitement l'injustice et l'absurdité, et reconnaître les maux qu'il produit !
Cependant telle est la forcé irrésistible de ce faux système, qu'aucune restriction ne peut en atténuer les effets désastreux ; il faut qu'ils aient leur cours inévitable : le Créancier de l'Etat qui n'est pas payé, ne paye pas ses créanciers.
Quand le système de Consolidation forcée frappe un salarié de l'Etat, sa famille et quelques misérables créanciers souffrent avec lui.
Source : Gallica

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