Résumé

N. Bricogne Opinion et observations sur le budget de 1814… (1815)

Propriétaires d'une fortune réelle, lentement acquise par une honorable industrie, ou héritée de leurs pères, ils vont chercher dans les fonds publics des bénéfices légitimes, utiles à eux-mêmes sans doute, mais plus utiles encore aux Créanciers de l'Etat et au Crédit public. Ces vrais capitalistes ne peuvent craindre la présence du Trésor à la Bourse ; ils doivent la désirer, puisque l'intervention du Trésor a pour objet de maintenir le Crédit public, sur lequel leur fortune est appuyée, et de relever le cours des fonds dont ils sont ou veulent devenir propriétaires.
Source : Gallica

N. Bricogne Opinion et observations sur le budget de 1814… (1815)

Je puis me tromper, mais il me semble que l'on peut considérer les Moyens extraordinaires comme un fonds considérable d'Amortissement destiné à rétablir le Crédit et à rendre à tous les Effets publics, même aux Cinq pour cent consolidés, leur valeur nominale et originaire ; afin que ces derniers puissent alors devenir, ou un moyen juste de conversion des Obligations, ou, avec les 300,000 hectares de forêts, un moyen facile d'emprunt pour obtenir à l'intérêt de cinq pour cent les fonds nécessaires au remboursement des Obligations à huit pour cent ou la réduction de cet intérêt.
Source : Gallica

N. Bricogne Opinion et observations sur le budget de 1814… (1815)

Transformer en Rentiers les Fournisseurs, c'est leur enlever tout moyen de servir le Gouvernement; c'est les congédier, en même temps que leur sort doit empêcher tout Capitaliste de venir les remplacer. C'est donc désorganiser volontairement l'Administration.
Un Emprunt forcé peut être nécessité par les circonstances, être un signe de détresse sans devenir une cause de discrédit; il peut quelquefois avoir un résultat favorable au Crédit, s'il est combiné avec habileté et séparé de l'ancienne Dette, et s'il a une forme distincte et nouvelle.
Source : Gallica

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