Résumé

Portrait de Joseph-Dominique Louis Joseph-Dominique Louis Opinion d'un créancier de l'État sur le budget… (1814)

Le Crédit, aussi honorable qu'utile, à qui sait l'inspirer, porte également un ami, un inconnu, un étranger, à venir librement déposer et à laisser sans crainte le fruit de ses travaux, le gage de son aisance, de son repos, de son existence et de celle de sa famille, sa fortune, entre les mains d'un particulier ou d'un Gouvernement : le Crédit se confond avec les plus nobles affections du cœur, l'amitié, l'estime, le respect, la confiance : véritable sentiment, on ne peut lui commander.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Dominique Louis Joseph-Dominique Louis Opinion d'un créancier de l'État sur le budget… (1814)

Les créances sont incertaines, sans valeur fixe ; les porteurs sont à la merci de l'agiotage le plus obscur, et le plus destructif: il n'a pas d'autres bornes que les besoins des créanciers de l'État et l'avidité des agioteurs. Toute la question se réduit donc à savoir si l'on augmente cet aliment assuré à l'agiotage, si l'on détériore les créances, en leur donnant une échéance certaine, en y attachant un haut intérêt, en leur ouvrant le Grand-livre comme un asile.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Dominique Louis Joseph-Dominique Louis Opinion d'un créancier de l'État sur le budget… (1814)

Pourquoi le Gouvernement ne ferait-il pas le profit qu'un particulier peut faire! Pourquoi ne ferait-il pas tourner à l'avantage de l'État un bénéfice que chaque individu peut recueillir sans blâme et sans honte!
Le Ministre va plus loin; il prétend que le rachat est favorable au crédit, profitable à tous les créanciers, à ceux qui veulent négocier leurs Obligations comme à ceux qui préfèrent attendre les échéances. Est-ce une illusion qui le trompe, ou cherche-t-il à nous surprendre !
Source : Gallica

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