G. d’A…, Revue des Deux Mondes
“ L’annexion fût-elle, pour Cuba, une condition de salut, au lieu d’être un suicide, cette question seule de race ferait pencher la balance en faveur de la métropole. Une partie des colons auraient pu céder peut-être tôt ou tard à la velléité d’une émancipation pure et simple qui leur aurait permis de rester Espagnols : la crainte, désormais justifiée, de devenir anglo-américains garantit leur fidélité. Entre la plus ombrageuse nationalité de l’ancien monde et la plus envahissante du nouveau, il n’y a d’étreinte possible que pour la lutte, il n’y a d’accord possible que dans l’isolement mutuel. ”
