Georges Courteline,
Le Droit aux étrennes
“ Louison. — Non. Landhouille. — C’est surprenant. Mais j’y songe ! Le feu a pris hier au soir dans le cabinet de toilette, pendant que je me lavais les pieds. Il s’en est fallu d’un cheveu que je grillasse comme un bout de boudin. (Très régence, lui prenant les doigts.) Me serait-il donné de presser la petite main qui alluma l’incendie ? Louison. — Non. Landhouille. — Même pas ? Vous me désespérez. Je vous croyais ma bienfaitrice. Louison, mélancolique. — Et voilà ceux auxquels nous sacrifions tout : nos pudeurs de jeunes filles, la fleur de nos baisers, les illusions de nos vingt ans ! ”
