Résumé

Gustave Graux Lettre à M. Léon Lavedan, préfet de la Vienne… (1871)

L'âme humaine est saisie d'épouvante à la pensée des flots de sang qu'il faudra verser encore pour assurer le triomphe d'une légalité que je ne conteste pas, mais à qui je voudrais voir moins de fierté et plus d'humanité. Quand tout cela finira-t-il ? Nul ne saurait le dire, car le triomphe de Versailles, s'il est certain, ne saurait être une pacification : plus il sera resté de victimes sur le sol, plus la lutte aura été longue, plus impossible sera la réconciliation.
Source : Gallica

Gustave Graux Lettre à M. Léon Lavedan, préfet de la Vienne… (1871)

Cette fois je refusai de céder à toute pression : la cause qui me déterminait m'en faisait une loi sacrée. Il m'importait en outre de savoir si réellement la liberté des citoyens se trouvait livrée sans contrôle aux caprices ou aux terreurs d'un fonctionnaire halluciné.
A trois heures, je me présentai à la gare où je pris un billet pour Tours, l'administration n'en délivrant que pour cette destination. De Tours, je comptais me rendre au Mans, du Mans a Versailles, et enfin à Beauvais, but unique de mon voyage.
Source : Gallica

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