Gustave Graux

Élements biographiques

Gustave Graux Les conspirateurs royalistes (1871)

Le mot d'ordre, LÉGITIMITÉ, n'était, selon le mot expressif du duc de Broglie, qu'un synonyme habile imaginé pour ne pas dire trop crûment PROPRIÉTÉ. Louis XVIII, propriétaire dépossédé de la France, rentrait en possession de son bien, de son lot de peuple. La charte n'était qu'un moyen de rentrer en possession de l'héritage dont la nation n'avait pu avoir le droit de l'évincer. C'est contre ces prétentions que fut dirigé dès 1815 le fameux mot : « Il n'y a de vrai dans la légitimité que l'hérédité de la couronne. »
Source : Gallica

Gustave Graux Les conspirateurs royalistes (1871)

Les royalistes n'avaient pas eu la patience d'attendre que Paris fut tombé sous les coups de l'armée, qui, se fiant aux promesses ambiguës de M. Thiers, s'imaginait combattre pour la République ; ils avaient levé partout leur impertinent drapeau, et, grâce à la protection non dissimulée des fonctionnaires du ministre Picard, ils avaient impunément proclamé, comme un fait plus d'à moitié accompli, la restauration imminente du trône de France.
Source : Gallica

Gustave Graux Lettre à M. Léon Lavedan, préfet de la Vienne… (1871)

Cette fois je refusai de céder à toute pression : la cause qui me déterminait m'en faisait une loi sacrée. Il m'importait en outre de savoir si réellement la liberté des citoyens se trouvait livrée sans contrôle aux caprices ou aux terreurs d'un fonctionnaire halluciné.
A trois heures, je me présentai à la gare où je pris un billet pour Tours, l'administration n'en délivrant que pour cette destination. De Tours, je comptais me rendre au Mans, du Mans a Versailles, et enfin à Beauvais, but unique de mon voyage.
Source : Gallica

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