Henri Leroy de Kéraniou, L'Abolition des révolutions par la suppression de la garde nationale… (1851)
“ C'est dans ces conjonctures que le comité des électeurs des trois ordres décide l'établissement d'une garde nationale, non pour rétablir l'ordre en domptant l'émeute et en faisant respecter les lois et le roi, mais pour continuer l'insurrection et lui donner plus de force et d'autorité par cette organisation. La nouvelle milice est décorée du nom pompeux de garde bourgeoise ; elle se recrute principalement dans le tiers-état et le peuple, et surtout dans cette fraction de la nation qu'un orateur d'un talent éminent a si bien qualifiée de nos jours du nom de vile multitude. ”
