Résumé

Henri Leroy de Kéraniou L'Abolition des révolutions par la suppression de la garde nationale… (1851)

C'est dans ces conjonctures que le comité des électeurs des trois ordres décide l'établissement d'une garde nationale, non pour rétablir l'ordre en domptant l'émeute et en faisant respecter les lois et le roi, mais pour continuer l'insurrection et lui donner plus de force et d'autorité par cette organisation.
La nouvelle milice est décorée du nom pompeux de garde bourgeoise ; elle se recrute principalement dans le tiers-état et le peuple, et surtout dans cette fraction de la nation qu'un orateur d'un talent éminent a si bien qualifiée de nos jours du nom de vile multitude.
Source : Gallica

Henri Leroy de Kéraniou L'Abolition des révolutions par la suppression de la garde nationale… (1851)

Nous répondrons: dans tous les temps, les hommes seront hommes et animés des mêmes passions, qui les conduiront, suivant le besoin de leur orgueil, de leur ambition, de leur vengeance ou de leur caprice, aux mêmes actes détestables d'arbitraire ou de férocité.
La garde nationale est hostile au pouvoir, parce que l'expérience lui ayant démontré son impuissance, elle
craint toujours qu'un gouvernement honnête et fort ne se débarrasse d'elle, comme d'un joujou coûteux, bruyant et inutile.
Source : Gallica

Henri Leroy de Kéraniou L'Abolition des révolutions par la suppression de la garde nationale… (1851)

La garde nationale est impuissante, parce que, composée des éléments les plus divers, elle n'a pas d'homogénéité ; — elle n'a pas l'esprit de corps ; l'intérêt privé domine chacun de ses membres ; les passions politiques sont plus fortes que le sentiment du devoir, et si, au jour d'émeute ou de danger, le tambour l'appelle à former ses rangs, qu'arrive-t-il ?
Le tiers à peine des gardes se rend à son poste ; — les uns sympathisent avec l'émeute ; — les autres sont
retenus chez eux par le sentiment de la peur, et livrent leurs fusils aux rebelles
Source : Gallica

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