J. Coffin

Résumé

J. Coffin Le grand capitaine (1869)

Bien des batailles n'exigent que des conceptions ordinaires ; mais la bataille d'Arcole est un coup de génie imaginé pour sortir d'un grand découragement, une résolution qu'inspire le désespoir aux hommes supérieurs. Il fallait chercher un moyen de vaincre quarante mille hommes avec treize mille exposés à être pris si on les laissait inactifs. Un homme de génie seul pouvait trouver dans une étroite chaussée un champ de bataille extraordinaire, propre à nous assurer la victoire.
Source : Gallica

J. Coffin Le grand capitaine (1869)

La prospérité d'une nation contient la richesse et la gloire. C'est notre gloire élevée au suprême degré que l'on va célébrer où Napoléon Ier a vu le jour. Préparonsnous donc à lui rendre hommage; essayons de mettre en évidence le génie de cet homme extraordinaire dans les fastes de la guerre. Reconnaissons d'abord que c'est le hasard plus que les grandes pensées, qui, dans la marche ordinaire des choses, gagne les batailles. Les Alexandre, les Annibal, les César sont rares. La guerre, ce fléau du genre humain, exige cependant l'art le plus difficile, un art prodigieux.
Source : Gallica

J. Coffin Le grand capitaine (1869)

Ce qui demande plus d'aptitude, c'est un concours juste de toutes les vues de détail pour faire arriver les corps d'armées sur le terrain où la rencontre des combattants est probable. Là le concert préconçu est presque toujours modifié par les chocs inattendus qui ont lieu sur le champ de bataille. Il faut aussi, sans oublier le plan que l'on s'est fait avant Faction, profiter de toutes les fautes que l'ennemi commet
dans la mêlée, des moments où il hésite, des accidents du sol, bois, marais, ravins, mamelons, routes, rivières.
Source : Gallica

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